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Depuis la filière des artisans bouchers-charcutiers-traiteurs de Corse, je ne me sens plus seul !

 
04/06/2012
Franck HADJIC

Interview de Franck HADJIC, propriétaire de la Boucherie du Stade à Corte adhérent de la filière «artisans bouchers-charcutiers-traiteurs» de Corse

En 2009, alors qu'il travaille dans la Grande Distribution à Propriano, il quitte tout, suit son épouse cortenaise et reprend une boucherie, en place depuis deux ans. Un an plus tard, après sueurs, espoir, travaux et investissements –et la naissance d'une petite-fille - , un peu plus rassuré sur la pérennité de son entreprise familiale, il se tourne alors vers la filière « artisans bouchers- charcutiers-traiteurs », en pleine structuration.

A quel moment avez-vous ressenti le besoin d’être accompagné et comment avez- vous procédé ?

En 2010, désireux de continuer mes travaux de restructuration et quelque peu plombé par cette année d’installation, lourde fi- nancièrement, physiquement et moralement, je me suis adressé à l’OEC et l’ODARC qui m’ont tous les deux renvoyé vers l’ADEC. En pleins pourparlers avec les deux syndicats départementaux des artisans-bouchers pour la mise en œuvre d’une action collective, l’agence de développement économique a enregistré mon dossier et l’a intégré ensuite à l’action de filière qui a été votée en novembre 2010. Je crois d’ailleurs avoir été le 1er projet en Haute- Corse.

En quoi a consisté l’accompagnement dont vous avez bénéficié ?

50% de la totalité des mon investissement ! Au programme de ce dernier, figuraient : la mise aux normes de mon établissement, la rénovation de mon laboratoire, l’aménagement de la cuisine et du magasin avec l’installation d’une grande vitrine, plus attrayante, la réfection de la chambre froide et l’installation d’équipements de mise en valeur de mes produits comme des étagères.

Au-delà de l’aspect financier plus qu’avantageux, quelle est la plus-value d’adhérer à une filière ?

Sans hésitation : l’accompa- gnement. On se sent moins seul ! Un an d’adhésion et depuis, je sais pouvoir compter sur le dynamisme des chargés d’affaires de l’ADEC et des syndicats. Que ce soit pour les formations, les ressources humaines, toutes les questions sur notre métier, nos démarches auprès de l’UPA... tout est facilité par ces deux intermédiaires qui n’ont qu’une ambition : valoriser et aider l’artisan-boucher en Corse. Et je peux vous dire que, face à la grande distribution à la concurrence effrénée, c’est une chance inestimable.

Adhérer à une filière, c’est s’inscrire dans une véritable dynamique de promotion de son métier et de son territoire. Comment ceci s’est formalisé pour vous ?

J’ai embauché une personne que je forme. J’ai d’ailleurs signé pour elle ce mois-ci avec le CFA de Haute-Corse un contrat de professionnalisation qui lui permettra de suivre tous les mois des cours sur le métier d’artisan- boucher tout en étant immergée en milieu professionnel.
Je réfléchis à la façon de mieux diversifier mes activités et développer rapidement la partie «traiteur» qui aujourd’hui n’est exploitée qu’à 20%.

Enfin, je pense déjà à une deuxième embauche...